La sauvegarde des baleines remise en question par le CBI


La commission baleinière internationale (CBI) va se réunir en juin. Au sein de cette commission vont encore s’opposer les pays chasseurs à ceux qui veulent l’interdire.

Faisons le point sur ce sujet

Aujourd’hui, le Japon et l’Islande pratiquent une pêche dite scientifique qui n’est autre que de la chasse commerciale déguisée, la Norvège ignore les moratoires et les interdictions. (Islande et Norvège pêchent exclusivement au large de leurs côtes) Ces 3 pays  prélèvent 2000 baleines par an.

Les Inuits et quelques populations côtières de l’Alaska, de la Sibérie, du Canada et des Caraïbes pratiquent une chasse aborigène de subsistance. Cette dernière pratique est aussi montrée du doigt comme un faux prétexte qui, au lieu de répondre à un besoin soi-disant alimentaire, deviendrait l’arme au poing de bénéfices commerciaux juteux.

La création de sanctuaires pour protéger les baleines est un sujet d’affrontement au sein des membres de la CBI, pourtant, des évènements planétaires soulignent de plus en plus les menaces écologiques qui pèsent sur notre environnement, sur nous.

Alors que faire ?

Serait-ce si étrange d’écouter pour une fois les murmures de la conscience collective, et de réfléchir à la préservation d’une espèce plutôt qu’à la durabilité de son exploitation ?

N’y a-t-il pas suffisamment de ressources alimentaires dans les océans qu’il faille toujours chasser des baleines ?

Le Japon, pour sa sécurité, a été capable de renoncer au nucléaire en faisant des changements stratégiques radicaux, et à côté de cet enjeu énergétique considérable arrêter la chasse des cétacés menacés ne serait qu’un morceau de pain dans la balance économique de ce pays. Alors qu’est-ce qui motive vraiment la chasse des baleines si ce ne sont que des profits pouvant être dilués par d’autres et une fierté nationale !

Que dire de la Norvège et l’Islande, des pays qui se vantent d’être avancés en matière de développement durable, qui s’efforcent de réduire leur empreinte environnementale dans différents domaines (transport, habitat, énergie…) et qui oublient le béaba de l’écologie consistant en la préservation d’espèces menacées dans la chaine fragile du vivant.

Ecologie ou hypocrisie ?

Plutôt qu’avoir une commission baleinière internationale, la chasse des cétacés devraient tout simplement être abolie de quelques manières que ce soit afin d’espérer leur survie. Si l’on devait faire un referendum mondial il n’y a aucun doute qu’une écrasante majorité soit en faveur de cette sauvegarde.

Pour nous à la Réunion, lors de cette prochaine réunion de la CBI, l’enjeu sera de préserver les sanctuaires de l’Océan Indien, afin de garder l’interdiction de pêche dans ces zones. Espérons que des décisions cohérentes avec le durable pourront être actées au sortir de ces prochains travaux de la commission.

Voici une citation d’un de ceux qu’on pourrait appeler prophète d’un désordre écologique :

« C'est ainsi que les géants des géants sont tombés sous ses armes; et comme son génie est immortel, et que sa science est maintenant impérissable, parce qu'il a pu multiplier sans limites les exemplaires de sa pensée, ils ne cesseront d'être les victimes de son intérêt, que lorsque ces énormes espèces auront cessé d'exister. C'est en vain qu'elles fuient devant lui : son art le transporte aux extrémités de la terre; elles n'ont plus d'asile que dans le néant. »

Bernard Germain de Lacépède, histoire des cétacés, 1804





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Les anciens Commentaires
daimadoshi974 J'espere sincerement que la petition que La Region a mis en ligne servira aquelque chose. C'est une honte de devoir debattre a ce sujet. Surtout que les baleines viennent mettre bas pres de nos cotes. C'est tout simplement aussi scandaleux que le positionnement des japonais sur le thon rouge!









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